Le ministre de la santé a récemment signé l’arrêté de tarification concernant l’IVG médicamenteuse et chirurgicale. Cette méthode sûre (elle peut se pratiquer dans des conditions de sécurité équivalentes à celles en hôpital) devrait contribuer à réduire les délais d’attente souvent trop longs et permet d’éviter une intervention chirurgicale. Elle préserve également la possibilité d’avoir des enfants ultérieurement.
Bon à savoir
L’interruption volontaire de grossesse à domicile ne peut être réalisée que sous certaines contraintes, à savoir :
- Seules les femmes enceintes de 5 semaines de grossesse (7 semaines d’aménorrhée)maximum sont concernées.
- Elles devront se rendre chez leur gynécologue ou chez leur médecin traitant qui datera la grossesse et leur prescrira dans un premier temps un comprimé de RU 486 (Mifégyne) dont les propriétés anti-hormones provoqueront le décollement de l’ ?uf, puis deux jours plus tard, 2 comprimés de Gymiso pour expulser l’ ?uf.
- L’opération doit se passer sous haute surveillance médicale (4 consultations minimum) par un praticien expérimenté (gynécologue ou médecin généraliste) et travaillant en réseau avec un établissement de santé avec lequel il a passé une convention.
L’acte, remboursé par la Sécurité Sociale à hauteur de 70%, coûte environ 192 ?.
Signalons tout de même qu’une interruption de grossesse n’est pas une simple intervention médicale. Elle est le fruit d’une mûre réflexion, mais reste une décision délicate à prendre. Il est donc préférable de s’assurer de la présence et du soutien de proches (conjoint, famille, ...), ou d’envisager un suivi psychologique. Dans ce dernier cas, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant.